Certains diront que 11 à 12% des voix constituent un
formidable bond en avant pour une formation qui, il y a encore 3 ans, n’existait
pas. Les mêmes feront aussi remarquer à juste titre, que Marie-George Buffet
avait réuni à peine 2 % des électeurs
sur son nom en 2007. Alors certes Jean-Luc Mélenchon a réussi ce pari : un
score à deux chiffres quand, au moment de son investiture, seuls 4% des
électeurs se voyaient lui accorder leur voix. Mais ne nous voilons pas la face,
la tristesse dans le regard des militants ne souffrait aucune
contestation : le 4ème homme de la campagne aura échoué sur son
premier objectif et ce malgré une campagne agressive et très largement
médiatisée, ne lui en déplaise : dépasser le Front national. Des
enseignements sont à tirer … et vite
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lundi 23 avril 2012
Front de gauche : un échec à méditer
Certains diront que 11 à 12% des voix constituent un
formidable bond en avant pour une formation qui, il y a encore 3 ans, n’existait
pas. Les mêmes feront aussi remarquer à juste titre, que Marie-George Buffet
avait réuni à peine 2 % des électeurs
sur son nom en 2007. Alors certes Jean-Luc Mélenchon a réussi ce pari : un
score à deux chiffres quand, au moment de son investiture, seuls 4% des
électeurs se voyaient lui accorder leur voix. Mais ne nous voilons pas la face,
la tristesse dans le regard des militants ne souffrait aucune
contestation : le 4ème homme de la campagne aura échoué sur son
premier objectif et ce malgré une campagne agressive et très largement
médiatisée, ne lui en déplaise : dépasser le Front national. Des
enseignements sont à tirer … et vite
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lundi 30 janvier 2012
Des candidats, des programmes... mais aucune illusion
Enfin, on y est … ou presque ! La campagne semble en effet lancée avec la quasi-certitude désormais, depuis l’allocution télévisée de dimanche soir, de la candidature du Président à sa propre succession. Est-ce pour autant que le choix s’est éclairci. Sans doute pas. Car force est de constater que les programmes des uns et des autres nous laissent un goût amer dans la bouche.
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mardi 5 avril 2011
Le programme du PS pour 2012 : des recettes du passé fruit d’un avenir meilleur ?
Ca y est. Plus personne n’y croyait mais enfin le PS a un programme. Je dirais plutôt les bases d’un programme tant il n’a pas du être facile d’accorder les multiples sensibilités au sein d’un parti qui, ces dernières années, a plus démontré un esprit individualiste qu’un véritable sens collectif. Bref, voici donc une vingtaine de propositions posées sur la table et qui guideront à priori la campagne du futur vainqueur des primaires socialistes. Charge à celui-ci, ensuite, d’être capable de l’enrichir et de lui donner une véritable ampleur. Toujours est-il qu’à peine sorti, ce programme fait l’objet des plus vives critiques. On s’y attendait, tant nos chers politiques sont incapables de reconnaître qu’une mesure proposée par l’opposition puisse être bonne quelle qu’est soit d’ailleurs.
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jeudi 17 février 2011
J’ai pensé … au Maghreb : et si la démocratie était un leurre ?
La foule en liesse réunie sur la place Tahrir, symbole de la révolution, salue enfin le départ de Moubarak. Quelques jours plus tôt, c’était Ben Ali qui faisait les frais, en Tunisie, de la colère populaire. Depuis, la grogne, jusqu’alors sous-jacente dans les autres pays arabes, devient de plus en plus audible, faisant vaciller sur leurs bases des dictatures (pourtant bien installées. L’Algérie, le Yémen, Bahrein et même la Lybie connaissent actuellement leurs premières manifestations enflammées. Ca y est la démocratie est en marche et le Maghreb va connaître bientôt les joies de la démocratie…
Partout, à la télévision et dans la presse écrite, les spécialistes et commentateurs politiques s’affolent, alternant hymnes à la liberté et protestations virulentes contre les dictateurs, oubliant d’ailleurs, pour certains, leurs manques de prise de position sur ce sujet avant que les hostilités ne commencent. Liberté chérie enfin retrouvée… Qui pourrait ne pas s’en réjouir ? Pas même moi qui pourtant reste on ne peut plus circonspect. Pourquoi ?
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dimanche 13 février 2011
J’ai parié… que Sarkozy allait rempiler en 2012 pour un second mandat
Des millions de citoyens dans la rue pour dénoncer la réforme des retraites, une côte de popularité au plus bas, des centaines d’intellectuels ligués contre lui, des scandales à répétition (affaire Woerth-Bétancourt, billets d’avion MAM-Fillon,…), une image bling bling trop liée aux milieux d’affaire ,… tout semble indiquer que ces multiples casseroles n’épargneront pas notre Président lors de la prochaine élection nationale.
Comment l’initiateur du bouclier fiscal, adepte du Fouquet’s et pourfendeur des petites gens (le fameux « Casse-toi pov’ Con ») pourrait-il en effet convaincre plus de 50% des français de voter pour lui ? Qui peut encore croire à ses promesses non tenues, à ses actions de communication aujourd’hui éculées ou à sa capacité à résoudre les problèmes que rencontre notre pays. Il ne suffit pas en effet d’annoncer la fin des paradis fiscaux ou le retour de la croissance (et du plein emploi) pour que la magie opère.
Et pourtant j’ai parié qu’il serait réélu en 2012. Pourquoi ?Déjà parce qu’il continue de garder la confiance de plus d’un tiers des français, malgré la faillite de son modèle politique et ses résultats pour le moins peu convaincants. Sans compter le ciment qui l’unit à sa majorité. Ensuite parce qu’il saura cette année nous sortir quelques mesures sociales qui redoreront son blason et feront oublier (les français ont cette faculté propre aux poissons à rapidement omettre le passé récent) ses multiples frasques. Enfin, et surtout dirais-je, parce qu’en face, la concurrence s’avère bien molle. Outre Marine le Pen qui lui raflera sans doute 15% des voix au 1er tour (dont 80% lui reviendront au second), nous aurons le populiste Melenchon au discours attractif mais tellement irréaliste qui se battra avec le NPA pour rafler les voix de l’extrême gauche,… des électeurs qui ne seront sans doute pas ravis de devoir se déplacer un second dimanche pour départager Nicolas Sarkozy et son opposant du PS. Et là, justement, le bas blesse. Car le PS, atone, sans idée (de gauche, bien sûr) et sans candidat unanimement reconnu, ne risque pas de faire recette. Car entre les has been (Hollande, Fabius, Royal) et les favoris (Aubry, Straus-Kahn), le choix ne manque pas de faire sourire. Oublions vite les premiers dont le charisme et la popularité sont à leur paroxysme pour nous intéresser aux deux autres. La première, fille de Delors, a démontré toutes ses limites lors des dernières crises du régime. Quant au second, grâce à son statut d’affameur du 1/3 monde au FMI), il est à la gauche ce que Borloo est à la droite. En décalage réel avec les aspirations du peuple ! Ce dernier, à mon sens, représente d’ailleurs le meilleur atout qu’ait l’opposition au Président. Lui seul pourrait à mon sens lui faire échec en raison de son capital sympathie.
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